Mettre l’humain au cœur du dispositif de soins de suite et de réadaptation

Des soins dédiés aux personnes handicapées

Clinique de référence au niveau régional pour l’accompagnement des patients atteints par des lésions au niveau de la moelle épinière, la clinique mutualiste Propara de Montpellier (190 salariés pour 152 ETP, chiffre d’affaires : 12 millions d’euros) développe une nouvelle unité de soins dédiée aux personnes handicapées. Depuis quelques mois, l’établissement, également exploitant d’une maison d’accueil spécialisée (MAS), a ouvert des consultations réservées à cette population, quel que soit l’âge ou la nature du handicap.

À ce jour pourvue d’équipements de radiologie, d’échographie et d’ostéodensitométrie, cette clinique ouvrira des consultations dentaires, mais aussi d’urologie, de gynécologie et de sexologie au cours de l’année. « Au dernier trimestre, l’ophtalmologie viendra compléter cette offre de soins. Nous accueillerons 8 000 patients supplémentaires en rythme de croisière », analyse Max Hermet, Président de l’Union Mutualiste Propara, qui regroupe 14 mutuelles.

Dans un futur proche, l’établissement nourrit également le projet de créer une unité dédiée aux personnes en état végétatif chronique ou pauci-relationnel, c’est-à-dire en état de conscience minimale. Cette création permettrait, dans le périmètre actuel des murs de la clinique (66 lits), d’accueillir six patients supplémentaires et de créer quatorze emplois. « Ce serait un service en plus proposé aux patients et à leur famille. Il viendrait s’ajouter à la création de huit lits que nous programmons en 2019 sur le périmètre d’intervention historique de la clinique », précise Max Hermet. Aujourd’hui, les patients hébergés au sein de la clinique mutualiste Propara sont principalement adressés par les services réanimation des CHU de Montpellier, Nîmes et Clermont-Ferrand. Les nouveaux soins proposés pourraient contribuer à une augmentation de l’activité.

La Roseraie : incontournable sur le territoire Lotois

À Montfaucon, aux confins du Lot, au carrefour de la Corrèze et de la Dordogne, le centre de rééducation fonctionnelle “La Roseraie” (130 lits, 230 salariés, chiffre d’affaires : 15 millions d’euros) reçoit des patients venus de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, avec pour objectif leur retour à domicile.

Piloté par une union de mutuelles (Mutualité Française du Lot et Limousine, Mutuelle Générale de la Police, Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale et Harmonie Fonction Publique), l’établissement opère des investissements continus (13 millions d’euros en 10 ans) pour demeurer à la pointe et rester attractif pour les patients comme les personnels soignants. « Nous programmons sept à huit millions d’euros pour rénover et agrandir 70 chambres dans le service dédié à la rééducation cardiovasculaire », précise la directrice, Béatrice Gaillard. Implanté en milieu rural, cet hôpital joue un rôle majeur sur ce territoire.

Pour développer son activité, l’établissement souhaite notamment développer les consultations pour les patients concernés par des indications neurologiques. « C’est un vrai besoin sur le territoire, car le CHU de Toulouse est surchargé dans cette activité », conclut Béatrice Gaillard.