A l’EHPAD, des robots pour compagnons

Il est présenté, un peu facilement, comme le robot qui « fait danser les maisons de retraite ». Mais Zora – c’est de lui qu’il s’agit – se résume-t-il à une simple attraction ? Pour en avoir le cœur net, la Mutuelle du Bien Vieillir (MBV), dont le siège administratif se trouve à Saint-Jean-de-Védas (Hérault), participe à une étude scientifique portant sur le sujet.

Quatre Ehpad (trois en Occitanie) sur les vingt que gère MBV en France, accueillent depuis quelques mois un robot Zora, conçu par la société belge Zorarobotics. « Il s’agit, pour ce robot comme un autre baptisé Kompaï (lire ci-dessous), de déterminer s’il s’agit d’un gadget ou non. Pour cela, nous participons à une étude scientifique en partenariat avec AG2R La Mondiale, Medialis et le Centre d’expertise national en stimulation cognitive (dont le Gérontopôle de Toulouse est cofondateur) », explique Marie-Cécile Bridier, Secrétaire générale de MBV (33,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en Occitanie avec neuf Ehpad).

Il a d’abord fallu présenter le robot et observer s’il y avait ou non un rejet de la part des résidents et des soignants. En l’espèce, « il y a eu un accueil positif de la part de tous », assure-t-on à MBV. Quel cadre pour l’expérience ? Comme évoqué précédemment, le robot peut proposer des animations comme la danse – il est programmé pour cela -, mais MBV souhaite savoir si Zora peut servir de médiateur dans le cadre d’ateliers de paroles articulés autour de différents thèmes. « Nous le programmons pour qu’il pose des questions faisant appel à des souvenirs des résidents. Les questions sont définies à l’avance, en présence d’un soignant », détaille Marie-Cécile Bridier.

Selon de premiers constats, le robot créerait des réactions chez des personnes présentant des troubles cognitifs. « Zora ressemble à un petit enfant. Il suscite curiosité et intérêt, y compris chez des personnes apathiques auprès desquelles on a pu observer une réaction », précise la secrétaire générale. Ces premières impressions doivent à présent être confirmées ou infirmées dans le cadre de l’étude scientifique menée auprès de groupes de six résidents.

A la clinique Beau soleil, 200 opérations robot-assistées !

C’est la star des robots chirurgicaux. Le Da Vinci, développé par Intuitive Surgical, a fait en 2016 son entrée au bloc opératoire de la clinique Beau Soleil à Montpellier. « Nous avons réalisé plus de 180 interventions depuis son acquisition, dont 125 en urologie et 55 en chirurgie viscérale », explique René Game, Président du Groupe Languedoc Mutualité et Eovi Mcd Santé et service. Cinq chirurgiens (trois urologues et deux viscéralistes) sont formés à l’usage du robot Da Vinci, pour lequel un investissement de 1,43 millions d’euros a été consenti.

Économiquement, ce dispositif garantit l’accès aux soins sans dépassement d’honoraires, grâce à la création d’un fonds d’accompagnement à l’innovation par la Mutualité Française. Fonds qui permet à l’établissement d’équilibrer financièrement cette activité innovante.